Version texte
Version texte
Visualiser le panier Régler vos achats Votre compte
Impressum AGB - Conditions Générales Datenschutz - Protection des données Versand - Expédition Lieferfristen - Délais de Livraison Sicherheit - Sécurité

Dans votre panier: 0 Article, 0,00 CHF

Blog


Le Blog d'Art-Not-Art

Dienstag, 30. November 2010 - 17:49 Uhr
Art et crottes de chien.

Vous est-il déjà arrivé de marcher dans un chewing-gum frais et collant ? Rien de plus agaçant. Vous est-il arrivé de grimacer et de vous énerver devant une chaussée couverte des dits chewing-gum ?

L’artiste Ben Wilson nous aide à surmonter le traumatisme.
Son art ? Peindre les chewing-gums séchés sur la chaussée et leur donner une nouvelle vie … artistique. Ces petites tâches deviennent alors des œuvres d’art éphémères jusqu’à ce que nos pas ou les roues des voitures ne les fassent disparaître. Depuis 2004, Ben Wilson a peint plus de 10'000 chewing-gum à Londres et dans les capitales européennes.

Je ne sais pas ce que ces mini-peintures deviendront. Mais imaginons qu’un jour l’artiste atteigne la notoriété de Damien Hirst. Les chewing-gums de Ben s’arracheront à prix d’or et le citoyen se découvrira une mission sacrée : nettoyer les chaussées des chewing-gums tableaux de l’artiste. Nos rues ressembleront aux rues de Singapour, sans contraintes ni amendes. Ben Wilson sera un héro et sa notoriété durement acquise s’accompagnera de la reconnaissance éternelle des pouvoirs publics pour avoir résolus un problème majeur de salubrité publique.

Il ne lui restera plus qu’à aller jusqu’au bout de sa démarche en décorant les crottes de chiens. Cette belle démarche artistique sonnera certes la mort des motos crottes, mais quelle avancée pour l’humanité urbaine !

Source : http://www.tagesanzeiger.ch/kultur/kunst/Wie-der-KaugummiMann-London-verschoenert/story/30234074




Montag, 29. November 2010 - 20:28 Uhr
Art et masochisme.



L’artiste russe Oleg Mavromati se met en scène, dans une mascarade masochiste. Après s’être crucifié, Oleg Mavromati se soumet maintenant à des électrochocs devant la caméra. Le film est publié sur Youtube. Les spectateurs définissent la violence du choc et observent en direct le résultat.

Il y a quelques jours, nous avons visité l’exposition Vienne 1900 à la fondation Beyeler. Nous avons découvert les corps nus, crus et maladifs de Schiele, les femmes érotiques de Klimt.
Je possède des revues de mode du début du 20ème siècle (1906), expliquant aux femmes quel chapeau porter à quelle occasion et à quel âge. Les femmes portent de longues robes et l’idée même de sortir en cheveux fait horreur. La confrontation de ces deux images du début du 20ème siècle m’a fait prendre conscience de l’immense choc qu’on dû constituer les tableaux de Klimt et Schiele.
Nous avons ensuite enchaîné avec l’exposition Picasso de Zürich. Une réédition de la première expo suisse de Picasso en 1932. L’accrochage fidèle à celui du peintre en 1932, nous emporte à travers les diverses tentatives de Picasso de révolutionner l’art. Dans un autre style que les artistes autrichiens, il remet en cause la plastique classique et définit son monde… Femmes phalliques, perspectives étranges, visages déformés, les occasions de s’offusquer n’ont pas dû manquer à l’époque.

En observant les provocations de Oleg Mavromati, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur le manque d’imagination des artistes contemporains. On dirait qu’ils se contentent de reproduire les provocations de leurs pères. Mais dans une société sans réelle limites où tout est plus ou moins accepté et toléré, la provocation doit devenir extrême pour atteindre son objectif. Il y a belle lurette que les scènes les plus crues, voire même porno ne choquent plus. Les artistes ont fait le tour des recherches cubiques, abstraites … il ne reste plus que la violence pure et gratuite pour faire parler de soi à tout prix. Mais est-ce de l’art ou du masochisme ?

Je prends volontiers le risque de me retrouver comme les femmes en robe, manteaux, gantées, coiffées et sûres de leurs valeurs du début du 20ème siècle face aux nus de Schiele, pour dire que non, de telles initiatives n’ont pour moi rien à voir avec l’art, mais ne sont que des tentatives pathétiques d’attirer l’attention des média et la gloire. L’électrochoc en public ne me parle pas. Il y a d’autres moyens pour interpeler la société sur sa violence, son manque de valeurs et son incapacité à gérer une liberté totale.

Oleg Mavromati souhaite par cette initiative tester les limites de ses spectateurs. Pour jouer, le spectateur doit s’enregistrer et donner les références de son passeport. Est-ce une ultime tentative pour rappeler que notre liberté a des limites ?

En allemand : http://www.tagesanzeiger.ch/kultur/kunst/Die-Kunst-des-Elektroschocks/story/14543616

Montag, 1. November 2010 - 17:36 Uhr
Das Pet-Flaschenmonster

Eine Künstlergruppe namens Urban Camouflage bringt zivilisatorischen Müll zum Leben. Zum Beispiel leere Pet-Flaschen.

Mehr auf
http://www.tagesanzeiger.ch/kultur/kunst/Das-PetFlaschenmonster/story/10623825

Samstag, 30. Oktober 2010 - 18:37 Uhr
Deux photos de Larry Clark censurées à Berne

A Berne, deux clichés du photographe américain Larry Clark ont été exclus de l'exposition « Vice et Volupté » , deux jours avant son ouverture au public.

Décidément Larry Clark dérange beaucoup. Après la France qui a interdit l'exposition « Kiss the past hello » aux moins de 18 ans, actuellement au musée d'Art moderne de Paris, la Suisse a elle décidé de censurer deux photos.

Le musée des beaux-arts de Berne et le centre Paul Klee devaient exposer deux photos de l'artiste dans le cadre d'une exposition, « Vice et Volupté », consacrée aux sept péchés capitaux. Or, deux jours avant l'ouverture au public, les directeur Matthias Frehner et Juri Steiner, ont décidé d'exclure les deux clichés jugés trop choquants

Pour lire la suite, merci de cliquer sur le titre de l'article.

Source : www.lefigaro.fr

Donnerstag, 30. September 2010 - 21:02 Uhr
Lorsque j’étais une œuvre d’art ou le tatouage fait-il l’œuvre ?

Le roman du célèbre E.E. Schmitt me revient ce soir à l’esprit. Est-ce par ennui de retrouver toujours et encore les mêmes articles dans les rubriques artistiques des quotidiens ?
En résumé : « Dans un État insulaire, Tazio, le frère cadet des jumeaux Firelli, deux mannequins célèbres d'une grande beauté, a décidé, à vingt ans, de se suicider en se jetant du haut d'une falaise. Il en est empêché par la proposition de Zeus-Peter Lama. L'artiste contemporain exubérant lui propose de faire disparaître complètement son ancienne et déprimante vie, et de faire de lui une sculpture vivante nommé Adam bis. La seule condition : rédiger la promesse qu'il donne son corps et soumet sa volonté à Zeus-Peter Lama. Une fois devenu une œuvre d'art, Adam découvre les avantages et les inconvénients d'être considéré par tous comme un objet d'art… »
Ce roman m’interpelle dans son interrogation autour du sens, des limites de l’art et du rôle des média dans le succès d’un artiste.
L’existence l’art grâce aux médias ?
Qu'est-il tolérable de faire «pour» l'art ?
Telles sont les questions abordées, mais non résolus par ce roman. Et par extension, le roman questionne sur la «soumission» des Hommes devant ces médias : parce qu'on parle beaucoup de quelque chose, celle-ci est logiquement «bien» et doit être connu (comme on le voit pour les frères de Tazio, des personnages créés de toute pièce par la télévision, la radio etc, mais aussi pour Tazio lui-même qui, puisqu'il est médiatisé est connu de tous). Comme on le remarque aussi devant le manque d’imagination flagrant des journalistes des rubriques artistiques qui reprennent en boucle les mêmes informations à travers l’Europe : la rétrospective Monet à Paris, l’expo Vienne 1900 à Bâle, les mangas japonaises dans les salons du château de Versailles …
Pour conclure, je me contenterais donc de citer E.E. Schmitt :

« Sa [de Zeus] carrière, il ne la fait pas dans son atelier, il la fait dans les médias ; ses pigments, ce sont les journalistes, et là, il est, sinon un grand artiste, un grand manipulateur. Avec cette sculpture, sa dernière, il se poursuit et en même temps il se dépasse, il franchit une frontière, il s'installe dans le terrorisme, il devient criminel. »

Et de rappeler qu’il ne s’agit plus de fiction. En 2008, l'artiste flamand Wim Delvoye a vendu pour 150 000 € le tatouage d'un homme de 31 ans, ainsi que le droit de l'exposer pour une durée de trois à quatre semaines par année. Le propriétaire récupérera la peau à sa mort. Wim Delvoye a déclaré considérer l'acte de vente également comme une œuvre d'art sui generis, de par son questionnement de la société et de son caractère dérangeant.

Source : Wikipedia
Pour plus d'informations sur le tatouage de W. Delvoye, cliquer sur le titre

Ältere Beiträge

Anmelden

Art-not-Art.com - CH-Eglisau - art-not-art[a]art-not-art.com